Aujourd’hui je vais parler autour du véganisme.

Je ne suis ni pour, ni contre : ça commence bien…

En ce qui me concerne, je consomme peu de viande. De toutes façons : je n’ai pas les moyens, ça règle une partie du problème… ou pas.

J’en consomme peu et je ne l’achète pas « là où il faudrait ».

A ceux qui disent : achetez en peu mais de meilleure qualité, je réponds que c’est, comme souvent, un argument de « riche ».

Effectivement : celui qui a les moyen, qui en achète souvent et de qualité médiocre peut se permettre de diminuer et acheter de la meilleure qualité (en terme de ce qu’il mange et de qualité de vie pour l’animal d’élevage)

Mais vu les quantités que j’achète, y’a pas grand-chose à réduire.

Et manger sans viande ? Sans œufs ?

Oui : c’est rude ! Clairement je ne suis pas prête. En plus je ne suis pas seule : et mes proches veulent de la viande. C’est une alimentation qui s’apprend. Ça ne se fait pas du jour au lendemain pour être capable de cuisiner de la sorte. Il est possible de tester et d’intégrer à ses menus, au fur et à mesure, de plus en plus de repas sans viande.

Faire des gâteaux sans œufs ? J’ai testé, mal peut-être, mais c’était pas vraiment génial.

Pour ce qui est de remplacer le beurre : utiliser des purées d’amande (ou équivalents) ce n’est financièrement pas donné à tout le monde… De l’huile de coco ? Sans même parler de son prix, ça n’a rien d’éthique…

Y’a d’autres huiles à utiliser, qui sont pas mal. J’entendais parler dernièrement de l’huile de chanvre. Je n’en sais pas plus pour l’instant, sujet à creuser.

J’ai souhaité, à une époque ne plus acheter d’œufs. Je venais d’apprendre que si le fait de manger des œufs, en soi ce n’est pas manger un animal (issu d’un élevage de merde, en cages ; selon quels œufs on achète) ; c’était loin d’être dépourvu de souffrance animale pour autant. Il semble que les poussins mâles de ces élevages soient broyés vivants. C’est horrible !… Et si le règne animal ne fait pas mieux, il ne les massacre pas dans de telles quantités.

De mon point de vue, le souci : c’est l’élevage industriel.

Pour les œufs, en particulier : manger des œufs ne devrait pas nous poser de cas de conscience, si les animaux étaient traités correctement… Traités normalement ai-je envie de dire.

Car, la norme, devrait être de bien traiter les animaux d’élevage.

Il semble que pour les végans (pour un certain nombre d’entre eux ?) le problème est ailleurs.
Ils refusent toute forme d’élevage.

Pour moi, si nous avions des œufs issus d’élevages que je qualifierais d’éthiques, les œufs je considère qu’il n’y aurait pas de problème…


Il resterait à faire en sorte que nous ayons plus de poules élevées en condition de liberté un peu partout pour que chacun puisse avoir quelques œufs (et déterminer la quantité qui serait utile par personne ; si on est un peu court au niveau de la production). Mais, sur ce point, déjà, y’aurait vraiment un truc à faire.

Pour le reste, si l’on considère que nous avons tous, relativement, besoin de peu de viande : il devrait être possible de passer par de petits élevages (que j’imagine être de la permaculture avec des animaux en liberté ou semi-liberté).

Il resterait le problème de la mise à mort.

Certes.

Mais si tous les animaux étaient élevés dans les bonnes conditions que certains éleveurs donnent à leurs animaux ? Ce serait déjà un changement monumental. Après il serait bien temps de voir ce qu’on peut faire de mieux, ou pas. C’est important, tout de même, de reconnaître que ces gens-là font du bon travail. Merde : comment vous pouvez les comparer à des éleveurs industriels ?

Et puis, en permaculture, l’animal fait partie intégrante du processus. Pour diverses raisons.
Et cela aussi, certains végans le réfutent, même lorsque la finalité n’est pas la mort de l’animal.

(Quoique : nous mourrons tous… la finalité est donc toujours la mort, pour tout et pour tous. Bref ; petite parenthèse hors-sujet.)

Je considère que Dame Nature nous a joué un sale tour en nous donnant la vie, la mort qui va avec, la douleur physique et mentale et… Une conscience.
Les autres animaux ne se posent pas de questions, ils font ce pour quoi ils sont faits. La mort et la brutalité sont partout. Et nous, nous ne savons pas pour quoi nous sommes faits.

Ouais, elle nous a joué un sale tour, Dame Nature.

Merci de m’avoir lu.