Gribouille

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Étiquette : littlefish

De quoi notre monde a-t-il besoin ?

Bonjour tout le monde ! 🙂

Je suis heureuse de vous retrouver. 💛

J’ai été absente quelques semaines car j’’ai eu une panne d’ordinateur.

Mais c’est réparé. Je suis de retour ! 📝

(Merci Laurent)

 

Actuellement, je suis un cours intitulé « apprendre à apprendre » sur Open Classrooms.

A cette occasion, je découvre L’Ikigai : une méthode pour « trouver sa raison d’être ».

En l’occurrence : j’y trouve surtout un moyen de définir sur quelles activités, projets ou équivalents me concentrer et mettre mon temps, mon énergie. C’est la grande question qui m’occupe ces derniers temps. En effet : je préfère éviter de monter sur la mauvaise échelle et réaliser à la fin que je me suis plantée.

L’Ikigai pose 4 questions principales :

 

  1. Ce que vous aimez
  2. Ce dont le monde a besoin
  3. Ce qui pourrait vous rémunérer
  4. Ce que vous maîtrisez

    Dans cet article je souhaite m’arrêter sur le point 2 : de quoi le monde a-t-il besoin ?

Et je dois avouer que la réponse est loin de me paraître évidente.

Sur une mindmap, j’ai indiqué ces points,  en lien avec mon « projet de permaculture » :

  1. Solidarité ; lien sociaux
  2. Communication
  3. Bien-être relationnel
  4. Répartition des richesses
  5. Développement durable
  6. Beauté
  7. Abondance
  8. Simplicité
  9. autres besoins à définir

Mais clairement, je ne suis pas au clair sur ce sujet.

Je reviens maintenant sur chaque point, en libre improvisation, en écrivant cet article :

  1. Solidarité, liens sociaux : beaucoup de personnes sont isolées et/ou ne possèdent pas tout ce qu’il leur faudrait pour bien vivre. Qu’elles soient dans les grandes villes ou des milieux plus ruraux. Quelles sont les problématiques et les solutions ? Diffèrent-elles vraiment d’un milieu à l’autre ?
  2. Communication: voici un domaine qui m’intéresse particulièrement, dans lequel j’ai quelques connaissances. Et j’estime que notre monde a vraiment besoin d’apprendre à mieux communiquer, avec soi, avec les autres. Je suis effarée de voir que de nombreuses situations pourraient s’améliorer « si les gens savaient ». Et je suis triste, même écœurée que la connaissance ne soit pas plus accessible… J’aimerais une plus grande diffusion et accessibilité du savoir, pour tous.
    Et ceci d’autant plus que (je copie-colle) :

l’effet de simple exposition est un type de biais cognitif qui se caractérise par une augmentation de la probabilité d’avoir un sentiment positif envers quelqu’un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cet objet. En d’autres termes plus nous sommes exposés à un stimulus (personne, produit de consommation, lieu) et plus il est probable que nous l’aimions

  1. Bien-être relationnel : Voici qui recoupe les points un et deux. C’est un doublon ? faut-il l’enlever de ma liste ? Y’a-t-il quelques chose à ajouter ? Probablement (développement personnel, psychologie, etc…) mais j’en reste là pour aujourd’hui…
    Ou pas : je sais qu’il y a besoin de plus d’accès aux diverses thérapies. Ce point est à compléter.
  2. Répartition des richesses : ce titre parle de lui-même. Cependant il doit exister des solutions simples à mettre en œuvre. Telles que : la permaculture et le partage des productions. C’est la proximité des gens qui jouera, la solidarité, les liens sociaux… La création de lieux vivants, ouverts, où les gens puissent se retrouver librement.
  3. Le développement durable : la permaculture en fait partie (production proche des lieux de consommation, peu d’outils, réduction des coûts de transport, de l’utilisation des énergies…)

 

6, 7, 8 ; beauté, abondance, simplicité : Je ne sais pas si ça a sa place dans cette liste. Ce sont des besoins de la société, bien sûr. Tous ces trois se trouvent dans la nature… A quoi correspondent-ils d’autre qu’à cette évidence ? Et qu’est-ce qui en découle ?

Je vais en rester là pour aujourd’hui. 🔚 

 

Il est évident que le monde a plein d’autres besoins, soit :

  1. Auxquels je n’ai pas pensé
  2. Qui ne font pas partie de mes centres d’intérêt
  3. Dont je n’ai pas connaissance
  4. Autres possibilités

    Je serai heureuse de lire vos commentaires, sur ce que j’ai écrit, comme sur ce que j’ai omit :

Merci de m’avoir lu. 💛 

 

Gribouille.

Tranche de vie #1

Je profite de mon humeur un peu particulière ce soir pour écrire un article.

Un article sur/à propos d’un (de plusieurs ?) sujet(s) dont j’ai envie de parler depuis pas mal de temps. Il faut que je l’écrive, le termine et le poste dans la foulée. Sinon, vraisemblablement il finira dans mes dossiers de textes (et travaux) en cours ou terminés, jamais publiés.

En plus je suis au calme, là tout de suite : personne pour me déranger dans mon écriture. Pourvu que ça dure !

Alors, comment je vais faire ça ?

Au felling, à l’instinct, avec mes tripes, avec ce qui voudra venir. Je ne sais donc pas à l’avance ce que je vais écrire ; même si, bien sûr, je sais quel est mon stimuli.

Mais j’aurais tant de choses à dire. Viendra ce qui viendra, en espérant ne pas raconter trop de conneries, ou trop mal.

Je sais que souvent, quand je fais ça, ça donne des textes qui plaisent… Mais là… on dirait que je tourne autour du pot.

Alors, pour commencer quelque part… Si vous êtes sensible, si vous n’aimez pas les histoires tristes, les news déprimantes, etc : je vous suggère d’arrêter là votre lecture.

J’y vais. Je rentre dans le vif du sujet… Même si j’ignore ce que je vais vraiment en dire, puisqu’il ne s’agit pas véritablement de mon sujet du jour.

En quelques mots, un peu trash, un peu rudes :

j’ai vécu 18 années de violences conjugales.

Et pour tempérer le truc, je précise tout de suite : je n’ai pas été battue ! Mais à part cet élément, j’ai vécu, je crois, toutes les composantes de la violence conjugale.

Etrangement je vous parle de ça ce soir alors qu’en fait… je suis en colère après ma mère, pour un truc qui n’a rien à voir avec ça.

Les émotions sont intenses et tout se mélange.

Les situations sont complexes, alors tout se mélange.

Alors, de quoi je veux vous parler ? De ma fureur, de ma tristesse… Etrangement, devant le clavier, l’intensité de ce que je ressens, s’éteint, s’étouffe… se cache ? Se dissimule ?

Je n’arrive pas, à cet instant, à la laisser sortir ? Ai-je peur de ce que je vais dire ? Ai-je peur de vous faire du mal en partageant ça ? Et, pourtant, je suis sûre que, quelque part, mon expérience pourrait être éducative.

C’est d’ailleurs mon intention, pas ce soir, mais un jour, plus tard, quand je serai prête, quand je saurai comment faire : je veux utiliser ma connaissance pour aider, en préventif.
Mais avant ça, il va falloir que je passe par des articles comme celui-ci, un peu brouillons, ne sachant pas où ils vont, où juste je me raconte, comme je peux.

Peut-être qu’ils seront utiles en eux-mêmes d’ailleurs. Une fois que j’aurai réussi à passer ce mur. Je ne sais pas si vous le voyez, ce mur qui m’empêche de parler du fond du sujet. Mais moi je le sens bien…

Je me demande s’il a un intérêt « narratif ». Est-ce que cela éveille un sentiment chez vous ? Ou juste de l’ennui, de l’agacement (qui sont également deux sentiments) ?

Allez, j’y vais ! ça va être décousu, tant pis.

 

Donc, je suis en colère après ma mère, ce soir.

Et j’ai vécu 18 années de violences conjugales.

Ces deux éléments n’ont à priori rien à voir l’un avec l’autre. A priori…

En fait j’ai tellement de choses à raconter que je ne sais pas par quel bout les prendre.

C’est ça qui se passe, souvent. Et même dans ma vie, au quotidien : y’a tellement de trucs dans ma tête que « ça explose », ça fait court-circuit… Et au final, ça fait comme si je n’avais rien à dire. Juste parce qu’en fait, il y a trop de choses accumulées.

Je suis en colère après ma mère. Cela fait, je ne sais plus, un an ou deux que je n’ai plus aucun contact avec elle… Et franchement, ça ne me manque pas, c’est juste un soulagement de ne plus rien avoir à faire avec elle.

Je n’ai pas vécu de trucs horribles dans mon enfance. Du moins, c’est ce que je crois… parce que je ne me souviens plus de rien. En même temps, je trouve étrange de ne plus me souvenir de rien. Et je sais que ma mère est, disons, particulière.

Je crois, j’imagine, que je n’ai pas vécu de trucs horribles. Par contre, il me paraît tout à fait plausible d’avoir subi des violences psychologiques. Je ne sais pas lesquelles. Je ne sais pas dans quelle mesure. Certains souvenirs ont commencé à me revenir en faisant un petit travail… Assez vite, j’ai pensé que je n’avais pas spécialement envie d’en savoir plus. Il n’y avait rien de très grave, ce n’en était pas moins douloureux. J’avais vu, deux ou trois fois, une personne pratiquant le voice dialogue Il y a quelques temps, suivant l’enseignement de Jung (sauf erreur de ma part, à vérifier). Elle m’avait bien dit de ne pas faire ce travail seule : il faut avoir une personne à proximité (pas forcément un thérapeute) pour recevoir les émotions, sinon c’est trop dur.

Je ne sais pas s’il est vraiment utile de connaître mon histoire pour pouvoir la dépasser. L’important est que je parvienne à fonctionner, à vivre normalement au quotidien. Mais parfois c’est agaçant d’avoir un trou d’à peu près 40 ans, sur 45 ans de vie. Sourire un peu amer.

Et, apparemment, mon cerveau semble avoir décidé/croire que c’est une bonne façon de pouvoir vivre : j’oublie à peu près tout, tout le temps. J’imagine que c’est une réaction à un psycho traumatisme, mais en réalité : je n’en sais rien ! Je sais juste que ça arrive et que c’est handicapant.
Je crois que mon cerveau pense que je vis mieux en oubliant le maximum de choses, dont acte.


Et donc là, il s’est passé un truc : ma fille diamantnoir a souhaité faire rencontrer son petit ami à ma mère. Elle aussi était en no contact depuis pas mal de temps… Il semble, en gros, que ma mère ai décidé (depuis pas mal de temps) que diamantnoir est une horrible fille pleine de défauts. Je n’arrive pas à décrire ça de façon plus exacte, là tout de suite.
Bref, ma fille contacte sa grand-mère et lui demande une rencontre.

Je n’avais pas tous les éléments tout de suite, mais je ne dis trop rien. De toutes façons je n’aurais rien fait pour empêcher ça.
J’ai juste exprimé mon inquiétude : « Tu sais qu’il y aura forcément un problème, ensuite ? »
Elle me confirme : « Oui, oui… »
Ok.

Rendez-vous est donc pris. Diamantnoir a rdv avec son petit ami et ma fille de 9 ans pour voir sa grand-mère… Et mon frère.

Je verrai le message ensuite. Ma mère a écrit que mon frère serait content, qu’il avait dit que la petite lui manquait. Elle clôture en disant « A demain ma chérie ».

Puis, elle envoie un message, disant que mon frère ne viendra pas, qu’il n’a pas envie.

Ma petite va voir sa grand-mère. Elle est toute heureuse : « Comme vous êtes fâchés, que mémé se dispute avec tout le monde, j’avais peur de ne plus jamais la voir. »

Qu’est-ce que je peux répondre à ça ?
Je suis juste triste et démunie.

Le jour du rdv : pas de nouvelles. Je flaire l’embrouille, mais bon…

Ils se rendent au rdv, au Flunch. Accessoirement, situé à un petit 18 km d’où nous habitons.

Et ma mère n’est pas venue !

Pas un mot pour prévenir. Et pas non plus, encore moins, un mot pour s’excuser.

Et moi je suis dévastée. Je savais qu’il y aurait une merde. Mais pas ça !

 

Je ne pensais quand même pas qu’elle aurait osé faire ça.
J’apprendrai, 15 jours plus tard, donc ce soir, qu’au Flunch une dame est venue parler tout gentiment à la petite :
« Oh, tu es mignonne. Tu sais : je suis Grand-mère, j’ai des petits enfants. »
A quoi ma fille a répondu : « Moi, ma grand-mère elle n’est pas venue. »

Ma tristesse est immense. Pour la petite. Et pour diamantnoir qui l’a vécu en direct et qui me rapporte ça en disant : « Je trouve ça triste… »

Tu m’étonnes que tu trouves ça triste !
Je suis désolée, vraiment désolée.

Je suis donc très triste.
Et en colère aussi… colère tempérée, parce que je sais que si ma mère se comporte ainsi c’est que ses besoins ne sont pas nourris (là, je vous parle en Communication Non Violente _ CNV) ;

Je sais que ses besoins ne sont pas nourris et qu’elle exprime ça de façon tragique parce qu’elle ne sait pas faire autrement (et aussi qu’elle a une vision déformée du monde et de la vie ; ce qui va avec le fait que ses besoins ne soient pas nourris)

Ce qui fait que, ok, ma colère est tempérée (mon premier mouvement serait plutôt de l’étriper, métaphoriquement parlant).

Donc ma colère est tempérée, mais je ne suis quand même pas d’accord.

 

Et là, je suis coincée :

je peux me taire. Ça je sais faire : ça fait des années que je pratique. Mais ça apporte zéro résultat. Pour l’instant, j’en suis encore à ce stade. Et ce n’est pas par faiblesse. En tous cas, aujourd’hui ce n’est plus par faiblesse : je suis tout à fait capable de balancer mon pot de fiel fermenté… J’ai peur que de 1, ce soit stupide. De 2, le seul résultat sera de lui donner des éléments pour confirmer à ma mère qu’elle a raison de penser ce qu’elle pense… Même si, sans rien dire, sans rien faire, elle trouve des éléments toute seule pour se conforter dans son mode de pensée.

Ou je peux balancer ma colère. Et j’avoue que ça me démange sévère. Et comme dit diamantnoir, après tout :c’est pas comme si ça pouvait être pire. Là on est au bout du bout, alors, après tout, pourquoi pas ? Sauf que je n’ai pas spécialement envie de l’aider à renforcer ce que je vais appeler « sa pananoïa ».

Ou je peux balancer ma colère en mode CNV. Ça je sais faire, ou du moins je sais comment on fait en théorie, c’est plus délicat en pratique.
Donc, en pratique, il s’agirait d’exprimer mon sentiment « je suis triste et furieuse », de parler des faits, de mes besoins non nourris…
Sauf que je n’ai pas spécialement envie d’aller m’exposer en face d’un chacal ayant juste l’envie de me dévorer. La théorie veut que ce soit jouable. Sauf que je ne suis pas une pro. Et que, comme le dit Isabelle Padovani (je vous laisse chercher sur google ou youtube : ses vidéos valent le détour.) : « les parents, c’est le boss de fin de niveau ! » c’est le plus dur. Et en plus, la mienne, elle fait partie de ceux qui détiennent des records.
Bref : je ne le sens pas du tout. Je ne crois pas une seconde qu’elle ait sincèrement envie de partager quoi que soit avec moi. Qu’elle ait envie que les choses s’arrangent…

Voilà, je ne crois pas qu’elle ait envie de faire un effort relationnel… et moi, ça me fait tellement chier que je n’ai pas envie non plus. Et puis le niveau est trop haut…


Sauf que bien sûr, ça faisait deux années de no contact… que j’ai rompu.

En fait, j’étais furieuse qu’elle ait posé un lapin aux filles. En particulier à la petite. Diamantnoir, elle, savait où elle mettait les pieds. Et puis, elle est grande, « préparée » même si on ne l’est jamais tout à fait. Mais la petite !…

J’étais furieuse donc et à deux doigts d’envoyer un message incendiaire.

Laurent m’a demandé : « êtes-vous sûre qu’elle n’a pas eu un problème, de voiture ou autre qui l’ait empêché de venir ? Ou si je supposais. »
A quoi j’ai répondu que j’étais convaincue, mais que oui, bien sûr, c’était une supposition.

Alors : j’ai pris sur moi. J’ai envoyé un sms où je demandais exactement : « Bonjour, comment se fait-il que tu ne sois pas venue au rdv que tu avais ? Tu as eu un problème ? »

La réponse a été un reproche comme quoi je pense à mes filles, mais que j’exclu mon frère.

Alors, pour préciser rapidement : si mon frère me demandait un rdv, je dirais oui et je m’y rendrais…

Voilà, ça c’était y’a 15 jours. Je n’ai pas répondu à ça.

Et aujourd’hui Diamantnoir a tenté d’appeler sa grand-mère… Il y a eu, entre elles-deux, quelques échanges par sms.
Au final, ma mère dit qu’il n’y a qu’elle qui a le courage de raconter la réalité et nous accuse de lui faire du chantage, des menaces, de la culpabilisation.
Et elle a terminé en demandant ce serait quoi la prochaine fois ?

Putain ! Je dis rien pour éviter de faire n’importe quoi, mais j’ai un million de trucs à lui répondre.

Des munitions, si elle en veut, j’en ai un paquet que j’ai choisi de garder pour moi…

Mais, au final, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne chose.


Je me dis que faire exploser le truc n’apporterait rien de bon et que ce serait une perte de temps et d’énergie… Sauf que l’énergie et le temps se perdent de toute façon. Même sans être en contact avec elle, elle est encore là et elle a encore une influence. Fait chier.

Et si elle croit (le problème, c’est qu’elle le croit vraiment) qu’elle est la seule à avoir le courage de raconter la réalité ; j’ai une autre version pour elle !
J’ai ma version de l’histoire et ce n’est pas la même.
Peut-être que ça lui ferait pas de mal (ni à nous) de la lui dire.
Non, désolée : elle n’a pas été celle qui a toujours été là pour nous et nous les ingrats qui ne pensons qu’à nous.

Oui, elle nous a donné plein de choses… Mais pas ce qu’on voulait et parfois même elle nous a « donné » ce qu’on ne voulait pas, tout en voulant qu’on la remercie pour ça.

Et surtout, j’ai réalisé il y a peu de temps

(et là, ça fait la boucle avec le début de mon récit où je parlais de violences conjugales)

J’ai réalisé qu’alors que j’ai toujours voulu me séparer du père de mes enfants, depuis le début. Que je le voulais tellement que je ne pensais qu’à ça et que (parmi d’autres facteurs) ça m’a empêché de faire plein de choses.

J’ai préféré subir 18 années de violences conjugales que rentrer vivre chez ma mère…
Et là : y’a un truc qui colle pas ! Y’a un truc pas normal.

Voilà : si elle tient vraiment à parler de la réalité, je crois que j’ai deux ou trois trucs à lui raconter.

Pour finir (ou pas) :

en ce qui concerne mon frère, puisque c’est ce qu’elle trouve à me (à nous) reprocher : ok, il est skizophrène ou un truc du genre. Ok, il a un traitement à vie… comme Diamantnoir.

Ok, y’a une quinzaine d’années des voix l’ont poussé à emprunter la voiture et à se jeter contre un mur… D’abord il a beaucoup de chance : il n’a aucune séquelle physique, à part une plaque métallique dans le genou. Ensuite il vit «normalement », depuis ». Et surtout, je n’ai rien à voir là-dedans, moi !
Ok : je n’ai pas de relations avec mon frère… Ni des bonnes… ni des mauvaises. Pourquoi ? ça, ça reste à déterminer…

Depuis il vit « tranquillou » avec sa pension d’adulte handicapé.

Moi, et les filles (qui étaient aux premières loges), nous avons subi la violence conjugale pendant 18 années. Moi, plus jeune, j’ai subi des violences à l’école. Diamantnoir a subi des choses graves et insupportables « à l’école » (je résume) également.
Je passe sur ces 18 années.
Depuis je vis, comme si j’étais sortie d’une secte (je n’ai pas de meilleures images. J’y reviendrai dans un prochain article si ça vous intéresse et si j’ai envie).
Comme si j’étais sortie d’une secte, mais sans avoir jamais reçu de thérapie, de soutien pour ça.
Alors j’ai la chance, aujourd’hui, de vivre « tranquillou » grâce au RSA. Même si je ne pense pas du bien de ce système qui, selon moi, devrait être remplacé par un revenu de base ou salaire à vie ou ce genre de choses ; il me permet, pour l’instant, de vivoter sans trop de soucis.
Et donc je vis, comme si je démarrais à partir de zéro à 37 ans, sous le seuil de pauvreté (ce qui ne me donne pas les moyens de m’offrir une thérapie… Il existe un truc qui s’appelle « le coût de la pauvreté ». J’en parlerai aussi, un de ces 4).
Et depuis ce temps-là, j’essaie de redémarrer et de me sortir de cette merde.

Alors, oui, oui, oui, oui : je pense à ma gueule et à celle de mes filles !
Mais nous avons vécu, 10 x, 30x, 50x plus d’emmerdes que lui.
Il vit avec, pour lui tout seul, 3 fois ce que j’ai pour moi et mes enfants.
En plus, pour le coup, ma mère lui fait tout ce qu’il veut… (encore que je ne sais pas bien ce que ça implique et que si elle lui enfonce dans le crâne sa vision du monde où tout le monde est son ennemi, même et surtout sa famille ; je ne suis pas certaine que ce soit vraiment un cadeau…)

Bien sûr que je pense à ma gueule et à celle de mes filles :
je suis par-terre ; ou à la première ou deuxième marche d’un escalier qui en compte 100.

Je n’ai pas les moyens, l’énergie d’en plus aller m’occuper de mon frangin qui doit être à peu près entre la 40 et 50eme marche.

Voilà, ça ira pour aujourd’hui.

Je laisse mon récit ainsi pour aujourd’hui.

Et j’y reviendrai, ou pas.

Merci de m’avoir lu.

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