Gribouille

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Catégorie : Non classé

#4 __ Boostez votre mémoire__ « Défi » 500 mots par jour…

Avec une spéciale dédicace pour @Ancolie à qui m’a inspiré le choix de ce thème aujourd’hui.
Merci pour le commentaire. 🙂

Je vais commencer par dire : si vous choisissez d’apprendre des techniques de mémorisation, cela pourrait avoir un impact très important dans votre vie.

D’abord, c’est un apprentissage qui ne sera jamais perdu : il y aura toujours un moment où vous serez heureux de connaître ça. Et ce, même si vous décidez de l’utiliser au minimum de ce que vous pouvez en faire.

Mais je serais surprise que ce soit le choix que vous ferez.
Je crois que dès que vous aurez commencé, vous aurez envie d’en faire plus…
Et si vous connaissez/utilisez déjà, alors c’est cool pour vous. 🙂

Ces techniques, au départ demandent un peu de temps et un peu de travail. Mais elles sont agréables à mettre en place et, surtout, très vite gratifiantes.

C’est impressionnant, en particulier pour quelqu’un comme moi habitué depuis très longtemps (je vous en reparlerai à l’occasion) à ne pas utiliser sa mémoire de réaliser que vite et de façon plutôt amusante vous pouvez obtenir des résultats qui vous auraient été impossibles si vous ne saviez pas comment faire.

Personnellement je vois que je commence à retenir des dates, des noms… Parfois je galère mais c’est parce que je veux en apprendre beaucoup en même temps. 🙂

Et ça, j’aurais pu répéter cent ou mille fois : jamais j’aurais retenu !

Typiquement : mon identifiant de pôle emploi, numéro de Caf, ce genre de choses j’avais déjà essayé de retenir, sans succès… Parce que dans les 2 minutes qui suivaient j’avais déjà oublié. Alors mon exemple est « extrême » (je pourrais vous en raconter d’autres…) mais c’est pour dire qu’avec un peu de méthode, j’ai réussi plutôt facilement…
Même si la majorité d’entre vous, j’imagine, n’ont aucun souci à ce niveau.
Mais c’est pour l’exemple et pour dire que moi, qui suis « un poisson rouge », j’y arrive. Donc ça va marcher pour vous… Je sais : ce n’est pas un argument… amis zététiciens : j’ai encore du travail dans ce domaine, aussi. 🙂

Alors dans cet article, vous l’aurez deviné (ou pas) : je ne vais rien vous apprendre. Désolée.

J’ai juste envie de vous titiller, de vous donner cette envie d’y aller, de vous y mettre, que ça vous chatouille.

Je crois que c’est après avoir vu cette vidéo de Jean-Yves Ponce que je me suis décidée à acheter son livre. J’ai réalisé le petit exercice facile, j’ai vu que ça marchait… En vrai, mon parcours est plus long que ça avant le déclic mais je vous raconterai ça une autre fois.

J’hésitais, je me disais : j’ai déjà tout ce qu’il faut en ligne pour bosser. Pourquoi acheter le livre ?
Mais je voyais bien, qu’en vrai, je n’avançais pas.

Alors, c’est vrai : y’a déjà plein de super contenu gratuit en ligne. Donc vous pouvez bosser à partir de ça. Je pense que j’en créerai aussi. J’en ai un de prévu, en particulier, concernant l’apprentissage des os du corps humain (en partant de la vidéo de Jean Yves Ponce).

Et c’est vrai, aussi, que son livre est super bien fait. Y’a le DominiK Système qui est expliqué, qui peut peut-être se trouver en ligne, mais moi c’est à partir du livre que j’ai démarré. Le livre donne une structure, une montagne d’infos…

J’ai ensuite acheté un livre de Sébastien Martinez. Franchement, je n’en avais pas BESOIN : y’a déjà tellement d’infos dans le livre que ce n’est pas nécessaire… Mais j’y ai trouvé « un truc tout con », que je n’avais pas vu dans le livre de JY Ponce. Attention : je ne dis pas que ça n’y était pas, juste que je ne l’avais pas perçu/remarqué. Probablement parce que j’ai étudié trop de choses en même temps.

Bref, si vous n’avez pas d’argent : utilisez les contenus gratuits en ligne, y’a déjà de quoi faire. J’y reviendrai.

Si vous pouvez, si vous avez envie, vous pouvez prendre un livre : on les trouve à 7 euros, c’est pas la ruine. C’est vraiment du bon contenu. Et, « au pire », ça fait pour l’auteur un remerciement minime pour tout le travail déjà fourni et offert sur les réseaux.

En ce qui me concerne : le livre de JY Ponce, en particulier, fourni une bonne structure, un bon moyen d’avancer sur le travail de mémorisation. C’est bourré d’idées…

Voilà, encore une fois j’ai largement dépassé mes 500 mots. La suite une prochaine fois.

Note : je n’ai pas de lien affilié sur cet article, je ne suis pas sponsorisée ni rien
(faut que j’apprenne, réapprenne, à mettre des liens affiliés. J’avais fait ça, une fois, y’a longtemps. J  )
Mais voilà : j’ai zéro intérêt à vous le vendre.
Juste l’envie de vous le faire connaitre et de vous y intéresser.

Encore une fois : ça pourrait avoir un impact majeur sur votre vie.

Sur ce : merci de m’avoir lu.

J’espère que la lecture fut agréable.

Je vous souhaite à toutes et à tous une belle journée. 🙂

#2 __ Gilets jaunes __ « Défi » 500 mots par jour…

 

Aujourd’hui j’ai envie d’écrire sur ce qui me stimule en ce moment, à savoir : le mouvement des gilets jaunes…

J’ai d’abord été sceptique : encore une manif comme les autres qui disparaîtra comme elle est venue. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas et que j’en suis heureuse.

Je pensais que la seule manif qui « tenait la route » c’était celle de nuit debout. Mais non, ils étaient précurseurs et ils ont été dépassé. C’est cool, de mon point de vue.
Je regrettais que nuit debout c’était un super mouvement mais « limité aux citadins ».

Mais cette fois c’est toute la France et en plus ils ne lâchent rien…

 

Faut dire que cela faisait longtemps que la grogne couvait, que notre président a une communication exécrable depuis le début… On pourrait même se demander si ce n’était pas voulu, un tel niveau de stupidité dans la communication. 🤔

Mais non. Je crois que les gens « là-haut » sont complètement déconnectés…

C’est bien. Je suis satisfaite de leur niveau de communication. Je n’espère qu’une chose : qu’ils continuent comme ça. Et qu’ainsi soit alimentée la colère de la population.

La colère, c’est une bonne chose, parfois : c’est une énergie. C’est elle qui vous dit qu’une situation ne vous convient pas et vous donne la force de faire respecter vos droits. 😡

Certes : j’espère que le mouvement reste pacifiste, le plus possible.
Certes : j’ai peur que ça tourne mal.

J’ai pu observer, ce matin que la communication entre gilets jaunes, sur les réseaux se durcit.

Heureusement, il reste des gens pour inciter au calme. Il reste des gens ayant des alternatives pacifistes sérieuses à proposer pour maintenir la paix.

Mais certains commencent réellement à s’organiser pour rendre les coups. Je n’avais pas lu ça (pas de façon sérieuse) jusqu’ici. Et ça : je ne le souhaite pas.

J’ai écrit « rendre les coups ». Car notre gouvernement a donné des ordres, des ordres de répression non adapté à la situation. C’est notre gouvernement qui pousse à la guerre civile. Le pire c’est que cela ne me surprend pas. 🤕

Les médias (tv en particulier) montrent autre chose, bien sûr… Ils appartiennent aux gouvernants. Que pourrions-nous espérer d’autre ?

Bref, j’espère que le mouvement reste fort. Et j’espère que tout ceci ne finisse pas en massacre. 😰

J’appelle de mes vœux la mise en place du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières. Je veux celui-là et pas un autre. Et pour tout le reste nous verrons lorsque nous l’aurons obtenu. Voilà ce que je souhaite.

Et j’ai peur que ça ne se fasse pas. Pour moi c’est la seule solution valable…

Avec, pour que ce soit efficace : des mesures immédiates concernant les médias. C’est important.

Nous sommes à un tournant de l’histoire. Je l’espère fortement.

J’espère qu’il est inexorable et que si c’est pas maintenant ce sera quand même plus tard.

J’aimerais que ce soit maintenant.

Ce serait génial.

Entendons-nous bien : je ne m’attends pas à des changements magiques.

Seulement que le peuple puisse prendre les décisions qui lui semblent justes.

Seulement que le peuple ait (enfin) le droit de décider pour lui-même.

Sur ce, nous sommes  lundi 24 décembre 2018…

Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

Merci de m’avoir lu.
J’espère que la lecture fut agréable. 🙂

 

😋😊🙂 Et hop : un article ! 🙂😊😋

Bonjour tout le monde !   🙂  💛

Ce soir j’ai écrit un commentaire en réponse au commentaire de @curiousshibby posté en réponse à mon commentaire sous son article :

C’est la flemme ma pôv’ Lucette!

🙂 🙂 🙂

Et puis, finalement, vu la longueur de mon écrit, vu que, de fait, je n’ai pas rédigé d’article pour ma page.

Vu que ça fera des vues pour moi, et pour l’auteur ;

Bref, je choisis de le poster en article. Hi hi.



Mon commentaire

😉

J’ai un doute, tu écris : « Et bienvenue à toi Gribouille sur Steemit 🙂 » : est-ce un clin d’oeil à mon compte facebook qui est sous titré « Gribouille sur Steemit » ?

De fait, je n’ai pas besoin de te préciser que je possède aussi le compte Gribouille. 🙂

(Pour situer le contexte : j’ai commenté curiousshibby avec mon compte @toutenimages…
Et je poste ma réponse en article plutôt qu’en commentaire, avec mon compte Gribouille… Logique !)

ça va, vous arrivez à suivre ?

Reprenons : 

Moi :

Je crois que la clé c’est l’écriture de « petits » posts tels que celui que tu viens de faire : ils permettent un retour facile à écrire ; sans nécessiter une lecture longue, parfois compliquée pour laquelle beaucoup (dont moi) n’ont pas le temps (ou le courage, c’est selon) de se poser (se pauser ?).

Plus des personnes écriront des « petits » posts, faciles d’accès ; plus il y aura de gens pour leur répondre…

Et plus les « gros articles » auront de lecteurs.

Biodiversité, il faut…

 

curiousshibby

Comme tu dis justement, biodiversité il faut!

Cela fait environ un mois que je publie des posts relativement court à lire.. Ou en tout cas, pas prise de tête..

J’ai écris plusieurs fois des articles où j’ai mis des heures à chercher les infos, les photos/vidéos qui illustraient le mieux (en mon sens) le post.. Et au final?!
Pas grand chose :/

Bien évidemment, le joli chiffre qui se loge juste à côté de notre nom d’utilisateur y est pour quelque chose!

J’aurais le nombre de 62, que mes articles seraient plus vus et donc me  »rapporteraient » plus..

Ma réponse :

Et oui, bien sûr : le chiffre à côté de notre nom d’utilisateur y est pour quelque chose. Et c’est parfois agaçant voire décevant…

Mais le fait est là qu’à la longue on monte quand même : 50, ce n’est déjà plus si mal.

Tiens, voici une petite astuce découverte presque par hasard :

si tu possèdes un site, tu peux utiliser Steempress qui publiera sur Steemit pour toi… Et pourra au passage te voter ce qui fera monter ta réput (leur réput est à 60) en plus de te faire un retour sur le travail que tu as réalisé.

Oui : j’ai aussi écrit des articles où j’avais passé plusieurs heures de recherches… sans compter ceux qui sont encore dans mes dossiers, pas terminés.

Mais même un « petit article de base ». Je veux dire un truc simple, sans recherches particulières, pour peu qu’il comporte plus de 1000 mots, c’est déjà pas mal de temps pour l’écrire.

Au départ je suis arrivée sur le site en ayant prévu de faire de supers articles travaillés ; du gros boulot…

Et puis j’ai vu que les articles ne sont valables que 7 jours…

J’ai changé ma façon de faire.

Même si pour plein de raisons, y’a des choses de qualité que je veux réaliser ; ce ne sera pas spécifiquement POUR Steemit ; même si je viendrai le mettre dessus.

J’espère revoir du monde ici ; que ça vive.

je n’ai pas toujours, voire pas souvent le temps, ni surtout la disponibilité d’esprit d’écrire des commentaires comme ce soir. Mais j’aime bien voir la vie.

Moi : 

Mais la plateforme m’a l’air bien mal en point. Pour avoir déjà vécu ce type de situations, je n’ai pas encore observé de site se remettre de la désertion.

Reste une chance : selon moi, pour l’instant, Steemit reste encore la seule alternative valable à Facebook… Mais de base, il semble que remplacer facebook ne soit pas son objectif prioritaire. 🙂

curiousshibby :

La plateforme te paraît mal en point en quoi?
(À part la désertion si tu as d’autres éléments..)

En tout cas, j’oscille vraiment entre périodes où j’aimerais écrire sur tellement de sujets et d’autres moments où j’ai envie de jeter l’éponge!

Mais je me sens tellement mieux sur Steemit que sur Facebook 🙂 alors je persévère!

 

Ma réponse :

Pour ce qui est de la plateforme : non, je n’ai pas d’autre signe que la désertion pour dire qu’elle est mal en point. Je parle, bien sûr, uniquement de la communauté francophone.

Mais pour moi c’est un signe suffisamment grave :

quelques-uns qui font ce qu’ils peuvent, chacun à son niveau, chacun à sa façon, avec ses moyens, avec ce qu’il est, pour maintenir à flot un site, un forum auquel ils tiennent mais qui se meurt.

J’ai déjà fait partie de ces quelques-uns : ça ne s’est jamais bien terminé.

J’ai l’espoir que cette fois ce sera différent : parce que Steemit, c’est plus qu’un forum ou un site ; parce qu’il y a des initiatives ; parce que je ne vois rien de mieux ailleurs ; parce qu’il y a un potentiel pour les gens que je vois et qui font des trucs supers cools… sur les communauté de Facebook.

Mais j’ai la trouille que ce soit peine perdue.

En ce qui me concerne, c’est pas si grave :

à minima Steemit m’aura donné l’élan de m’investir dans des choses que je voulais faire et sur lesquelles je n’avançais pas. Y’a encore plein domaines dans lesquels je veux progresser et apprendre, tels : l’organisation, planification, synthèse, mise en forme, gestion des commentaires, vidéo…

Au pire : j’aurais bénéficié d’un cadre sympa pour travailler sur tout ça.

J’aimerais bien quand même voir les gens arriver et rester.



Voici, voilà, voilou.  🙂

Merci pour votre lecture. J’espère qu’elle vous a plu.

J’espère que j’ai réussi à faire ça de façon propre et pas inconvenante.

 

Tranche de vie #1

Je profite de mon humeur un peu particulière ce soir pour écrire un article.

Un article sur/à propos d’un (de plusieurs ?) sujet(s) dont j’ai envie de parler depuis pas mal de temps. Il faut que je l’écrive, le termine et le poste dans la foulée. Sinon, vraisemblablement il finira dans mes dossiers de textes (et travaux) en cours ou terminés, jamais publiés.

En plus je suis au calme, là tout de suite : personne pour me déranger dans mon écriture. Pourvu que ça dure !

Alors, comment je vais faire ça ?

Au felling, à l’instinct, avec mes tripes, avec ce qui voudra venir. Je ne sais donc pas à l’avance ce que je vais écrire ; même si, bien sûr, je sais quel est mon stimuli.

Mais j’aurais tant de choses à dire. Viendra ce qui viendra, en espérant ne pas raconter trop de conneries, ou trop mal.

Je sais que souvent, quand je fais ça, ça donne des textes qui plaisent… Mais là… on dirait que je tourne autour du pot.

Alors, pour commencer quelque part… Si vous êtes sensible, si vous n’aimez pas les histoires tristes, les news déprimantes, etc : je vous suggère d’arrêter là votre lecture.

J’y vais. Je rentre dans le vif du sujet… Même si j’ignore ce que je vais vraiment en dire, puisqu’il ne s’agit pas véritablement de mon sujet du jour.

En quelques mots, un peu trash, un peu rudes :

j’ai vécu 18 années de violences conjugales.

Et pour tempérer le truc, je précise tout de suite : je n’ai pas été battue ! Mais à part cet élément, j’ai vécu, je crois, toutes les composantes de la violence conjugale.

Etrangement je vous parle de ça ce soir alors qu’en fait… je suis en colère après ma mère, pour un truc qui n’a rien à voir avec ça.

Les émotions sont intenses et tout se mélange.

Les situations sont complexes, alors tout se mélange.

Alors, de quoi je veux vous parler ? De ma fureur, de ma tristesse… Etrangement, devant le clavier, l’intensité de ce que je ressens, s’éteint, s’étouffe… se cache ? Se dissimule ?

Je n’arrive pas, à cet instant, à la laisser sortir ? Ai-je peur de ce que je vais dire ? Ai-je peur de vous faire du mal en partageant ça ? Et, pourtant, je suis sûre que, quelque part, mon expérience pourrait être éducative.

C’est d’ailleurs mon intention, pas ce soir, mais un jour, plus tard, quand je serai prête, quand je saurai comment faire : je veux utiliser ma connaissance pour aider, en préventif.
Mais avant ça, il va falloir que je passe par des articles comme celui-ci, un peu brouillons, ne sachant pas où ils vont, où juste je me raconte, comme je peux.

Peut-être qu’ils seront utiles en eux-mêmes d’ailleurs. Une fois que j’aurai réussi à passer ce mur. Je ne sais pas si vous le voyez, ce mur qui m’empêche de parler du fond du sujet. Mais moi je le sens bien…

Je me demande s’il a un intérêt « narratif ». Est-ce que cela éveille un sentiment chez vous ? Ou juste de l’ennui, de l’agacement (qui sont également deux sentiments) ?

Allez, j’y vais ! ça va être décousu, tant pis.

 

Donc, je suis en colère après ma mère, ce soir.

Et j’ai vécu 18 années de violences conjugales.

Ces deux éléments n’ont à priori rien à voir l’un avec l’autre. A priori…

En fait j’ai tellement de choses à raconter que je ne sais pas par quel bout les prendre.

C’est ça qui se passe, souvent. Et même dans ma vie, au quotidien : y’a tellement de trucs dans ma tête que « ça explose », ça fait court-circuit… Et au final, ça fait comme si je n’avais rien à dire. Juste parce qu’en fait, il y a trop de choses accumulées.

Je suis en colère après ma mère. Cela fait, je ne sais plus, un an ou deux que je n’ai plus aucun contact avec elle… Et franchement, ça ne me manque pas, c’est juste un soulagement de ne plus rien avoir à faire avec elle.

Je n’ai pas vécu de trucs horribles dans mon enfance. Du moins, c’est ce que je crois… parce que je ne me souviens plus de rien. En même temps, je trouve étrange de ne plus me souvenir de rien. Et je sais que ma mère est, disons, particulière.

Je crois, j’imagine, que je n’ai pas vécu de trucs horribles. Par contre, il me paraît tout à fait plausible d’avoir subi des violences psychologiques. Je ne sais pas lesquelles. Je ne sais pas dans quelle mesure. Certains souvenirs ont commencé à me revenir en faisant un petit travail… Assez vite, j’ai pensé que je n’avais pas spécialement envie d’en savoir plus. Il n’y avait rien de très grave, ce n’en était pas moins douloureux. J’avais vu, deux ou trois fois, une personne pratiquant le voice dialogue Il y a quelques temps, suivant l’enseignement de Jung (sauf erreur de ma part, à vérifier). Elle m’avait bien dit de ne pas faire ce travail seule : il faut avoir une personne à proximité (pas forcément un thérapeute) pour recevoir les émotions, sinon c’est trop dur.

Je ne sais pas s’il est vraiment utile de connaître mon histoire pour pouvoir la dépasser. L’important est que je parvienne à fonctionner, à vivre normalement au quotidien. Mais parfois c’est agaçant d’avoir un trou d’à peu près 40 ans, sur 45 ans de vie. Sourire un peu amer.

Et, apparemment, mon cerveau semble avoir décidé/croire que c’est une bonne façon de pouvoir vivre : j’oublie à peu près tout, tout le temps. J’imagine que c’est une réaction à un psycho traumatisme, mais en réalité : je n’en sais rien ! Je sais juste que ça arrive et que c’est handicapant.
Je crois que mon cerveau pense que je vis mieux en oubliant le maximum de choses, dont acte.


Et donc là, il s’est passé un truc : ma fille diamantnoir a souhaité faire rencontrer son petit ami à ma mère. Elle aussi était en no contact depuis pas mal de temps… Il semble, en gros, que ma mère ai décidé (depuis pas mal de temps) que diamantnoir est une horrible fille pleine de défauts. Je n’arrive pas à décrire ça de façon plus exacte, là tout de suite.
Bref, ma fille contacte sa grand-mère et lui demande une rencontre.

Je n’avais pas tous les éléments tout de suite, mais je ne dis trop rien. De toutes façons je n’aurais rien fait pour empêcher ça.
J’ai juste exprimé mon inquiétude : « Tu sais qu’il y aura forcément un problème, ensuite ? »
Elle me confirme : « Oui, oui… »
Ok.

Rendez-vous est donc pris. Diamantnoir a rdv avec son petit ami et ma fille de 9 ans pour voir sa grand-mère… Et mon frère.

Je verrai le message ensuite. Ma mère a écrit que mon frère serait content, qu’il avait dit que la petite lui manquait. Elle clôture en disant « A demain ma chérie ».

Puis, elle envoie un message, disant que mon frère ne viendra pas, qu’il n’a pas envie.

Ma petite va voir sa grand-mère. Elle est toute heureuse : « Comme vous êtes fâchés, que mémé se dispute avec tout le monde, j’avais peur de ne plus jamais la voir. »

Qu’est-ce que je peux répondre à ça ?
Je suis juste triste et démunie.

Le jour du rdv : pas de nouvelles. Je flaire l’embrouille, mais bon…

Ils se rendent au rdv, au Flunch. Accessoirement, situé à un petit 18 km d’où nous habitons.

Et ma mère n’est pas venue !

Pas un mot pour prévenir. Et pas non plus, encore moins, un mot pour s’excuser.

Et moi je suis dévastée. Je savais qu’il y aurait une merde. Mais pas ça !

 

Je ne pensais quand même pas qu’elle aurait osé faire ça.
J’apprendrai, 15 jours plus tard, donc ce soir, qu’au Flunch une dame est venue parler tout gentiment à la petite :
« Oh, tu es mignonne. Tu sais : je suis Grand-mère, j’ai des petits enfants. »
A quoi ma fille a répondu : « Moi, ma grand-mère elle n’est pas venue. »

Ma tristesse est immense. Pour la petite. Et pour diamantnoir qui l’a vécu en direct et qui me rapporte ça en disant : « Je trouve ça triste… »

Tu m’étonnes que tu trouves ça triste !
Je suis désolée, vraiment désolée.

Je suis donc très triste.
Et en colère aussi… colère tempérée, parce que je sais que si ma mère se comporte ainsi c’est que ses besoins ne sont pas nourris (là, je vous parle en Communication Non Violente _ CNV) ;

Je sais que ses besoins ne sont pas nourris et qu’elle exprime ça de façon tragique parce qu’elle ne sait pas faire autrement (et aussi qu’elle a une vision déformée du monde et de la vie ; ce qui va avec le fait que ses besoins ne soient pas nourris)

Ce qui fait que, ok, ma colère est tempérée (mon premier mouvement serait plutôt de l’étriper, métaphoriquement parlant).

Donc ma colère est tempérée, mais je ne suis quand même pas d’accord.

 

Et là, je suis coincée :

je peux me taire. Ça je sais faire : ça fait des années que je pratique. Mais ça apporte zéro résultat. Pour l’instant, j’en suis encore à ce stade. Et ce n’est pas par faiblesse. En tous cas, aujourd’hui ce n’est plus par faiblesse : je suis tout à fait capable de balancer mon pot de fiel fermenté… J’ai peur que de 1, ce soit stupide. De 2, le seul résultat sera de lui donner des éléments pour confirmer à ma mère qu’elle a raison de penser ce qu’elle pense… Même si, sans rien dire, sans rien faire, elle trouve des éléments toute seule pour se conforter dans son mode de pensée.

Ou je peux balancer ma colère. Et j’avoue que ça me démange sévère. Et comme dit diamantnoir, après tout :c’est pas comme si ça pouvait être pire. Là on est au bout du bout, alors, après tout, pourquoi pas ? Sauf que je n’ai pas spécialement envie de l’aider à renforcer ce que je vais appeler « sa pananoïa ».

Ou je peux balancer ma colère en mode CNV. Ça je sais faire, ou du moins je sais comment on fait en théorie, c’est plus délicat en pratique.
Donc, en pratique, il s’agirait d’exprimer mon sentiment « je suis triste et furieuse », de parler des faits, de mes besoins non nourris…
Sauf que je n’ai pas spécialement envie d’aller m’exposer en face d’un chacal ayant juste l’envie de me dévorer. La théorie veut que ce soit jouable. Sauf que je ne suis pas une pro. Et que, comme le dit Isabelle Padovani (je vous laisse chercher sur google ou youtube : ses vidéos valent le détour.) : « les parents, c’est le boss de fin de niveau ! » c’est le plus dur. Et en plus, la mienne, elle fait partie de ceux qui détiennent des records.
Bref : je ne le sens pas du tout. Je ne crois pas une seconde qu’elle ait sincèrement envie de partager quoi que soit avec moi. Qu’elle ait envie que les choses s’arrangent…

Voilà, je ne crois pas qu’elle ait envie de faire un effort relationnel… et moi, ça me fait tellement chier que je n’ai pas envie non plus. Et puis le niveau est trop haut…


Sauf que bien sûr, ça faisait deux années de no contact… que j’ai rompu.

En fait, j’étais furieuse qu’elle ait posé un lapin aux filles. En particulier à la petite. Diamantnoir, elle, savait où elle mettait les pieds. Et puis, elle est grande, « préparée » même si on ne l’est jamais tout à fait. Mais la petite !…

J’étais furieuse donc et à deux doigts d’envoyer un message incendiaire.

Laurent m’a demandé : « êtes-vous sûre qu’elle n’a pas eu un problème, de voiture ou autre qui l’ait empêché de venir ? Ou si je supposais. »
A quoi j’ai répondu que j’étais convaincue, mais que oui, bien sûr, c’était une supposition.

Alors : j’ai pris sur moi. J’ai envoyé un sms où je demandais exactement : « Bonjour, comment se fait-il que tu ne sois pas venue au rdv que tu avais ? Tu as eu un problème ? »

La réponse a été un reproche comme quoi je pense à mes filles, mais que j’exclu mon frère.

Alors, pour préciser rapidement : si mon frère me demandait un rdv, je dirais oui et je m’y rendrais…

Voilà, ça c’était y’a 15 jours. Je n’ai pas répondu à ça.

Et aujourd’hui Diamantnoir a tenté d’appeler sa grand-mère… Il y a eu, entre elles-deux, quelques échanges par sms.
Au final, ma mère dit qu’il n’y a qu’elle qui a le courage de raconter la réalité et nous accuse de lui faire du chantage, des menaces, de la culpabilisation.
Et elle a terminé en demandant ce serait quoi la prochaine fois ?

Putain ! Je dis rien pour éviter de faire n’importe quoi, mais j’ai un million de trucs à lui répondre.

Des munitions, si elle en veut, j’en ai un paquet que j’ai choisi de garder pour moi…

Mais, au final, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne chose.


Je me dis que faire exploser le truc n’apporterait rien de bon et que ce serait une perte de temps et d’énergie… Sauf que l’énergie et le temps se perdent de toute façon. Même sans être en contact avec elle, elle est encore là et elle a encore une influence. Fait chier.

Et si elle croit (le problème, c’est qu’elle le croit vraiment) qu’elle est la seule à avoir le courage de raconter la réalité ; j’ai une autre version pour elle !
J’ai ma version de l’histoire et ce n’est pas la même.
Peut-être que ça lui ferait pas de mal (ni à nous) de la lui dire.
Non, désolée : elle n’a pas été celle qui a toujours été là pour nous et nous les ingrats qui ne pensons qu’à nous.

Oui, elle nous a donné plein de choses… Mais pas ce qu’on voulait et parfois même elle nous a « donné » ce qu’on ne voulait pas, tout en voulant qu’on la remercie pour ça.

Et surtout, j’ai réalisé il y a peu de temps

(et là, ça fait la boucle avec le début de mon récit où je parlais de violences conjugales)

J’ai réalisé qu’alors que j’ai toujours voulu me séparer du père de mes enfants, depuis le début. Que je le voulais tellement que je ne pensais qu’à ça et que (parmi d’autres facteurs) ça m’a empêché de faire plein de choses.

J’ai préféré subir 18 années de violences conjugales que rentrer vivre chez ma mère…
Et là : y’a un truc qui colle pas ! Y’a un truc pas normal.

Voilà : si elle tient vraiment à parler de la réalité, je crois que j’ai deux ou trois trucs à lui raconter.

Pour finir (ou pas) :

en ce qui concerne mon frère, puisque c’est ce qu’elle trouve à me (à nous) reprocher : ok, il est skizophrène ou un truc du genre. Ok, il a un traitement à vie… comme Diamantnoir.

Ok, y’a une quinzaine d’années des voix l’ont poussé à emprunter la voiture et à se jeter contre un mur… D’abord il a beaucoup de chance : il n’a aucune séquelle physique, à part une plaque métallique dans le genou. Ensuite il vit «normalement », depuis ». Et surtout, je n’ai rien à voir là-dedans, moi !
Ok : je n’ai pas de relations avec mon frère… Ni des bonnes… ni des mauvaises. Pourquoi ? ça, ça reste à déterminer…

Depuis il vit « tranquillou » avec sa pension d’adulte handicapé.

Moi, et les filles (qui étaient aux premières loges), nous avons subi la violence conjugale pendant 18 années. Moi, plus jeune, j’ai subi des violences à l’école. Diamantnoir a subi des choses graves et insupportables « à l’école » (je résume) également.
Je passe sur ces 18 années.
Depuis je vis, comme si j’étais sortie d’une secte (je n’ai pas de meilleures images. J’y reviendrai dans un prochain article si ça vous intéresse et si j’ai envie).
Comme si j’étais sortie d’une secte, mais sans avoir jamais reçu de thérapie, de soutien pour ça.
Alors j’ai la chance, aujourd’hui, de vivre « tranquillou » grâce au RSA. Même si je ne pense pas du bien de ce système qui, selon moi, devrait être remplacé par un revenu de base ou salaire à vie ou ce genre de choses ; il me permet, pour l’instant, de vivoter sans trop de soucis.
Et donc je vis, comme si je démarrais à partir de zéro à 37 ans, sous le seuil de pauvreté (ce qui ne me donne pas les moyens de m’offrir une thérapie… Il existe un truc qui s’appelle « le coût de la pauvreté ». J’en parlerai aussi, un de ces 4).
Et depuis ce temps-là, j’essaie de redémarrer et de me sortir de cette merde.

Alors, oui, oui, oui, oui : je pense à ma gueule et à celle de mes filles !
Mais nous avons vécu, 10 x, 30x, 50x plus d’emmerdes que lui.
Il vit avec, pour lui tout seul, 3 fois ce que j’ai pour moi et mes enfants.
En plus, pour le coup, ma mère lui fait tout ce qu’il veut… (encore que je ne sais pas bien ce que ça implique et que si elle lui enfonce dans le crâne sa vision du monde où tout le monde est son ennemi, même et surtout sa famille ; je ne suis pas certaine que ce soit vraiment un cadeau…)

Bien sûr que je pense à ma gueule et à celle de mes filles :
je suis par-terre ; ou à la première ou deuxième marche d’un escalier qui en compte 100.

Je n’ai pas les moyens, l’énergie d’en plus aller m’occuper de mon frangin qui doit être à peu près entre la 40 et 50eme marche.

Voilà, ça ira pour aujourd’hui.

Je laisse mon récit ainsi pour aujourd’hui.

Et j’y reviendrai, ou pas.

Merci de m’avoir lu.

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