Amis citoyens, amis gens qui vivez votre vie comme vous le pouvez, vous en sortez-vous bien ?

Il parait qu’il faut avancer sans faillir. Je veux avancer sans faillir…

 

Faillir nous faillissons tous, toujours, à un moment où à un autre.

L’important serait de se relever et de continuer.

Avancer encore et toujours. Tomber sept fois, se relever huit…

C’est ça, c’est exactement ça : quand vous regardez derrière vous, avez-vous le plus souvent l’impression d’avoir été debout, ou dans une chute, ou dans la relève d’une chute ?

Il faut être avenant, se montrer forts. Il faut prouver qu’on en veut…

Qui dit ça ? Et pourquoi ?

Vous, en voulez-vous ? Moi j’en veux.

Vous obtenez des résultats vous ? Les miens sont à mille lieues de mes souhaits.

Les réseaux sociaux sont un piège, le savez-vous ? Qui vous montrent ce qu’ils veulent bien vous montrer, si loin, parfois, souvent, de la réalité.

Les acteurs des réseaux sociaux, blogueurs, influenceurs etc sont souvent des modèles dans leur domaine.

Ils se doivent de se montrer avenants, souriants. Ils se doivent de vous montrer comme ils avancent bien, qu’ils ne lâchent jamais rien. Ils se doivent de vous montrer qu’ils sont heureux. Ils se doivent de vous donner des recettes pour la vie. Ils se doivent de faire leur job…

Et ils se doivent d’être authentiques

Comment c’est possible ? Comment c’est possible d’être authentique dans ces conditions ?

Ils font comment quand une maladie grave les touche, eux ou leurs proches ? Ils font comment lors d’une séparation ? Ils font comment ?

« Je vais bien, tout va bien… »

Je m’en vais démarrer ma chaîne permaculture.

J’ai des objectifs. Certains sont clairs et praticos pratiques : y’a juste à faire le job, c’est simple.

Une partie est floue et demande à être précisée…

Une autre va me demander de m’exposer. Et là, je suis bien embêtée : j’ignore comment à la fois « faire le job » et rester authentique.

A l’instant où j’écris : diamantnoir est à l’hôpital. Une autre de mes fille est repartie travailler, ailleurs. Elle va plus ou moins bien. Une troisième aurait besoin d’argent pour une opération, entre autres. La plus petite est pleine d’angoisses.

Et moi je suis perdue et démunie :

faudrait que je mette tout mon temps, mon énergie dans le travail pour le projet permaculture… Faudrait que je mette ce même temps en déplacements pour l’hôpital. Faudrait que je m’occupe de moi… mes démons sont furieux et me hurlent que peu de personnes ont raté leur vie aussi bien que moi. J’essaie de ne pas les écouter.
Faudrait que je m’occupe de la petite qui a besoin de présence.
Et faudrait que je m’occupe de ma vie sociale.

Et c’est de là que je dois démarrer.

C’est de là que je dois démarrer un projet permaculture, sans argent, sans voiture, sans permis, sans diplôme, à 46 ans, avec une petite à gérer et des grandes dont il faudrait aussi s’occuper.

Pour le reste… je n’en parle pas.

Je me souhaite bon courage.

Ce jour est noir. Mon humeur est noire. Ce texte est noir.

Je vais peut-être utiliser ce texte comme présentation de mon projet, pour qui veut me suivre.

Il a au moins cette qualité d’authenticité.

Merci de m’avoir lu.

Je vous souhaite une très belle journée.